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Séjours
à Marrakech > LA KOUTOUBIA |
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LA KOUTOUBIA
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La Mosquée de la Koutoubia
La grande mosquée AL-KOUTBYYINE, couramment appelé Koutoubia, doit son nom à une centaine de boutiques de libraires et calligraphes installées dans ses abords sous les Almohades (12-13ème siècles) et abandonnées par la suite. Le nom désigne à la fois la mosquée et le minaret. Edifiée sur l’emplacement du Palais des Almoravides, elle fut inaugurée par l’Almohade Abdelmoumen Ibn Ali en 1158 et achevée, minaret compris, en 1196 par son petit-fils Ya’qoub al-Mansour. Avec une superficie de 5.300 m2 , 17 nefs principales et coupoles, la Koutoubia est l’un des plus important sanctuaires du Maghreb. Mosquée de prestige , elle ne réussit pas à jouer le rôle du pôle urbanisant comme ce fut le cas de sa rivale Ibn Yousouf. En effet, sa situation est excentrée par rapport aux deux agglomérations principales de la cité : la médina au nord et la Qasbah au sud. Aucun quartier important ne s’est greffé autour de ce monument, et ce splendide isolement ne fait qu’accentuer sa beauté.
Les dimensions de son fameux minaret sont peu communes : largeur 12.80, hauteur jusqu’au sommet du lanternon 69 m. Dans le lanternon est plantée un « Jamour », épi en métal ou sont enfilées 3 boules en cuivre doré . Le noyau central est constitué par des rampes qui conduisent à des salles superposées coiffées de coupoles dont la sixième, la plus riche, est un dôme à 16 nervures avec trompes et arcatures à stalactites.
Le décor des façades du minaret, distribué à des niveaux différents sur chaque face, combine arcatures à lambrequins, arcs festonnés, réseaux d’entrelacs sculptés et ornements floraux peints sur enduit. Les parties hautes du minaret et du lanternon sont agrémentées d’une marqueterie de céramique émaillée d’un bleu turquoise extrêmement rare .
Plus large que profonde, la salle de prière de la Koutoubia est conçue suivant un plan en T marqué par la largeur plus grande des nefs nobles (nef axiale et travée de la qibla) encadrées par des arcs soigneusement ouvragés et couronnées d’une parure de coupoles à mouqarnas. Si le décor est concentré autour du Mihrab, le recours systématique à l’arc brisé et lisse manifeste de la part du constructeur la volonté de réaliser une œuvre ou prédominent l’ampleur du volume et la pureté des lignes.
D’après un texte de H. Triki
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Notes culturelles:
MARRAKECH
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