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LES GLAOUIS
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« Dynastie » de caids qui a « régné » sur une partie plus ou moins étendue du sud du Maroc probablement depuis le début du XVIIIè.siècle [2] jusqu’à l’indépendance du Maroc en 1956 [3] .
Madani Glaoui a été grand vizir (premier ministre) de Moulay Hafid depuis l’intronisation de celui-ci (dont Madani fut le principal artisan) en 1908 jusqu’à 1911. Son cadet Thami fut pacha de Marrakech (sorte de vice-roi pour la moitié sud du Maroc) de 1912 jusqu’à l’indépendance.
L’origine des Glaoui reste obscure; ils se sont même attribué, après coup, une ascendance cherifienne.
Thèse crédible : Fuyant les Doukkalas (région de l'actuelle El Jadida) l’ancêtre des Glaouis se serait placé sous la protection d’un marabout local, aurait épousé la fille de ce dernier et hérité, à sa mort de sa baraka (aura de sainteté, grâce divine), de la Zaouia et des biens affectés à son entretien notamment des salines sur l’oued Mellah. L’agurram (santon) devient ensuite amghar (chef séculier désigné par ses contribules pour les representer auprès du Makhzen) et fait entériner sa position par Moulay Ismael qui le nomme à la tête des Glaouia (tribu du versant sud de l’Atlas) où il établit un souk (Khemis de Telouet) et un caravansérail. Il contrôle alors le passage des caravanes venant du Tafilalt et du Sahara (qui lui versent un droit de passage) et perçoit des taxes sur tous les produits vendus au souk et les revenus du caravanserail. En 1856 le commandement de ses successeurs est augmenté par Moulay Abderrahmane d’une tribu du versant nord de l’Atlas où il établit un second souk (El Had Zraqten, non loin de Telouet).
Une deuxième date importante dans l’histoire des Glaouis se situe en 1893, lors du passage par le col de Telouet, du sultan Moulay Hassan de retour d’une Harka dans le Souss et qui laisse à Madani Glaoui un canon Krupp pour le remercier de l’accueil ( et du long séjour) fastueux qu’il lui a reservé à lui et à ses troupes affamées. A cette occasion le commandement des Glaoui est aggrandi de deux autres tribus [4] .
Plus tard, en 1907, Madani est à la tête du complot hafidiste [5] qui chassa Moulay Abdelaziz du pouvoir (sous le pretexte de sa molesse vis à vis de la menace étrangère). En remerciement, il est nommé grand Vizir (premier ministre). Entre temps son empire s’était aggrandi de trois nouvelles tribus [6] .
L’apothéose de la dynastie fut atteinte en 1912 lorsque la France mit sous le commandement des Glaouis (Madani et Thami) la quasi-totalité des tribus de l’Atlas [7] et de la plaine du Haouz autour de Marrakech.
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[1] Ouvrage de référence : El Glaoui dernier seigneur de l’Atlas. Gavin Maxwell
[2] . Dans une lettre adressée au sultan en 1932 Thami Glaoui fait état de son origine des Doukkalas et de la nomination de son ancêtre à la tête de la tribu des Glaouia par My Ismael ( début 18 è.)
[3] Jusqu’à la fin du 19è.s. l’autorité des Glaoui était limitée à la tribu des Glaouia qui contrôlait un des cols qui permettait la traversée de l’Atlas. Après l’occupation coloniale et le pacte conclu entre Madani Glaoui et la France, l’ « empire » du Glaoui couvrait la quasi totalité de l’Atlas (versants nord et sud depuis l’oued Rdat jusqu’à l’oued N’fis)
[4] Ghoujdama et Tuggana
[5] partisan de Moulay Hafid frère du sultan Moulay Abdelaziz.
[6] Mesfioua, Ultama et Fetwaka
[7] à l’exception des Sektana, Goundafa, Mtugga, Gedmioua et Ulad B. Sbaa.
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Notes culturelles:
CAIDALISME
LA POLITIQUE DITE
LA KASBAH DE TELOUET
MARRAKECH
TAYEB EL GOUNDAFI
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