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MOULAY BRAHIM DU KIK
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Moulay Brahim est le petit-fils de Abdallah Ben Husaïn fondateur, vers 1525, de la plus puissante zaouia de la région de Marrakech: La zaouia de Tamesloht quelques kilomètres plus à l’ouest. Celle de Moulay Brahim qui lui est affiliée a été fondée en 1658.
Pour asseoir leur prestige les marabouts se devaient de réaliser des miracles. Moulay Brahim s’essaya (avec beaucoup de succès apparemment) dans l’entremise matrimoniale et la procréation (surnaturellement) assistée : Les jeunes (filles et garçons) à la recherche d’un conjoint et les femmes en mal d’enfantement s’adressent (encore de nos jours ) à lui. Les plus ferventes, dit on, comblées des faveurs du saint homme, donnent naissance à de beaux bébés neuf mois plus tard. Moulay Brahim exerçait ses talents de thaumaturge, en face, de l’autre côté de l’oued Ghighaya dans un endroit retiré que les autochtones appellent « Khaloua [1] de Moulay Brahim » et les mécréants : « arbres aux culottes », à cause des ex-voto (dessous féminins) que les pénitentes y accrochent. Moulay Brahim est encore de nos jours le théatre d’un moussem réputé qui se tient une fois par an.
En fait, Moulay Brahim ne fait pas beaucoup dans l’original puisque de nombreux santons de la région de Marrakech (musulmans et juifs), s’occupent d’aider les jeunes à trouver conjoint et les femmes à enfanter. Par contre son aïeul, fondateur de Tamesloht, avait une spécialité assez rare : Il détenait le pouvoir d’empêcher les moineaux de s’attaquer aux récoltes. Quand on sait les dégâts causés par ces granivores aux cultures dans la région de Marrakech on mesure la puissance de ce santon. A noter que les miracles des santons ont toujours trait à la survie du groupe.
Une part des récoltes épargnées allait en offrande au santon en récompense de ses services. Les offrandes des fidèles, ajoutées aux exemptions et privilèges octroyés par les sultans à la zaouia ont fait de celle-ci le plus grand propriétaire terrien et le premier producteur d’huile d’olive de la région de Marrakech au XIXème siècle. Cette richesse terrienne ne fut dépassée, au siècle suivant, que par les Glaoui.
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Notes culturelles:
ZAOUIAS ET MARABOUTS
MARABOUTS ET MARABOUTISME AU MAROC
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